Menu
Libération

La Corée du Sud sacre Park Geun-hye

Réservé aux abonnés

Election . La candidate conservatrice, fille du dictateur Park Chung-hee, a été élue présidente, hier.

Park Geun-hye à Séoul jeudi. (Photo Woohae Cho. Reuters)
ParEva John
De notre correspondante à Séoul
Publié le 19/12/2012 à 20h56

Jamais depuis 1997 les Sud-Coréens ne s'étaient autant mobilisés pour un scrutin présidentiel. Malgré le froid glacial, ils ont été 76 % à se rendre dans les bureaux de vote hier. Une participation forte était le seul espoir du candidat démocrate, Moon Jae-in pour passer devant son adversaire conservatrice du Parti de la nouvelle frontière. Mais la mobilisation n'aura pas été suffisante pour ébranler celle que l'on surnomme «la reine des élections» en raison de ses réélections successives au Parlement.

Avec 51,6% des voix, Park Geun-hye devient, à 60 ans, la première femme présidente de Corée du Sud, un pays où les inégalités hommes-femmes restent fortes. Une victoire d’autant plus symbolique qu’elle est la fille du général Park Chung-hee, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1961 et qui instaura un régime militaire autoritaire pendant dix-huit ans. Succédant au conservateur Lee Myung-bak, elle va donc investir pour cinq ans la Maison Bleue, où elle a passé une partie de son adolescence.

Nostalgie. Le scrutin, marqué par un formidable fossé générationnel, aura donc donné raison aux plus anciens. Alors que les 20-40 ans refusaient d'imaginer le sacre de la «fille du dictateur», la solide base conservatrice, plus âgée, s'est souvenue avec nostalgie des années Park et du formidable développement économique de la Corée.

Aux yeux de ses partisans, Park Geun-hye, célibataire et sans enfant, a consacré sa vie à la nation. Elle était étudiante en F

Dans la même rubrique