«Il professore» a finalement décidé de rester en réserve de la République, mais Mario Monti, qui pendant un an a dirigé un gouvernement de techniciens, ne compte pas abandonner la politique. «Aux forces qui manifesteront une adhésion convaincue et crédible au programme Monti, je suis prêt à donner mon opinion, mes encouragements et, si on me le demande, à les diriger», a affirmé hier ce catholique pratiquant et très libéral professeur d'économie lors d'une conférence de presse, très attendue au surlendemain de sa démission.
Recours. Pressé par une grande partie des milieux d'affaires et du monde catholique de prendre la tête d'une coalition centriste, l'ancien commissaire européen a finalement préféré rester sur le banc de touche : «Je ne serai pas candidat, même si je devais me diriger vers un engagement politique.» Puis il a ajouté : «Je suis prêt à assumer un jour, si les circonstances le veulent, les responsabilités qui me seraient confiées par le Parlement.»
Sénateur à vie - charge réservée à une poignée d’émérites personnalités politiques -, il n’a en effet rien à gagner à entrer personnellement dans l’arène alors que la coalition de centre dont il serait le porte-drapeau n’est pour le moment créditée que de 9 à 12% des voix. Son leadership aurait certes gonflé ce score de quelques points, car «Super Mario» demeure respecté et assez populaire. Ceci malgré la politique de rigueur menée depuis son arrivée au pouvoir, en novembre




