L'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Lakhdar Brahimi y voit la seule perspective d'une sortie de crise. A l'issue de cinq jours de discussions à Damas, le diplomate algérien qui a succédé à Kofi Annan a appelé de ses vœux la constitution «d'un gouvernement de transition ayant tous les pouvoirs» jusqu'à de prochaines élections. Il a précisé que les Syriens réclament «un changement réel et tout le monde comprend ce que cela veut dire», mais il n'a pas évoqué plus explicitement le sort de Bachar al-Assad.
Grandes lignes. L'opposition intérieure affirme, de son côté, que «la famille Assad et ceux qui ont fait du mal au peuple syrien» doivent être exclus de cette transition. La Coalition nationale syrienne, principale organisation de l'opposition réunie à Istanbul, a jugé cette option irréaliste et exige un départ immédiat d'Assad.
Le projet de Brahimi reprend peu ou prou les grandes lignes de l’accord sur les principes d’une transition dans le pays adopté le 30 juin à Genève par le Groupe d’action sur la Syrie, aussi bien par les Occidentaux que par les Russes, mais avec des interprétations diamétralement opposées. Les premiers considèrent que le départ d’Assad du pouvoir est la condition sine qua non pour mettre en œuvre le processus. Moscou comme Pékin estiment, en revanche, que ce sera aux Syriens de décider du sort d’Assad et de son départ à l’issue de la transition.
Principal soutien du pouvoir baassiste, le Kremlin, qui a ju




