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Falaise fiscale : Barack Obama dos au mur

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Avant de s’occuper des armes, le Congrès doit trouver d’ici à mardi un compromis budgétaire.

Barack Obama à la Maison Blanche le 28 décembre. (Photo Jonathan Ernst. Reuters)
ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 30/12/2012 à 20h46

La régulation des armes à feu sera le premier gros dossier au programme du second mandat de Barack Obama. Dès qu’il aura surmonté le drame en cours sur la «falaise fiscale». Car le président américain et le Congrès ont jusqu’à mardi pour s’entendre sur un compromis financier qui atténue la série de relèvements d’impôts et de coupes budgétaires dont l’entrée en vigueur est prévue avec la nouvelle année.

Dimanche, le Sénat recherchait encore ce compromis permettant la prolongation des allégements d'impôts de l'ère Bush pour la plus grande partie au moins des Américains, tandis que Barack Obama rejetait encore la faute sur le Congrès, et les républicains en particulier, dans une interview diffusée sur NBC : «Ils disent que leur plus grande priorité est que nous nous attaquions sérieusement au déficit, mais leur façon de procéder fait que leur seule priorité est plutôt de protéger les allégements fiscaux pour les Américains les plus riches.»

Point d'honneur. Les républicains, qui contrôlent la Chambre des représentants et disposent d'une minorité de blocage au Sénat, restent par principe hostiles à tout relèvement d'impôts. Barack Obama, qui avait déjà dû accepter en 2010 une extension de deux ans des «cadeaux fiscaux» de Bush, consent à les prolonger à nouveau pour l'énorme majorité des foyers, mais il met maintenant un point d'honneur à ce que les 1 ou 2% les plus riches soient davantage imposés.

Même si parvenir à un compromis n’est pas possible d’ici à

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