«C'est l'hystérie», résume un vendeur qui, devant son étal de revolvers et pistolets, ne semble pourtant pas particulièrement impressionnable. «En vingt-cinq ans de métier, je n'avais jamais vu ça», assure Mike, vendeur de la société SSG Tactical, qui promet «la liberté» avec ses pétards. «Les gens se ruent sur n'importe quelle arme, même ces revolvers qui ne sont pas concernés par la discussion actuelle», dit-il en montrant sa collection de petites armes de poing, tout ce qui lui reste en stock après la ruée sur les fusils d'assaut de ces derniers jours. Tout autour, c'est la curée.
Dès l’ouverture du Nation’s Gun Show ce week-end, une grosse foire aux armes organisée tous les deux mois à Chantilly, en Virginie, des milliers d’amateurs se sont précipités dans cette banlieue située à l’ouest de Washington. A l’ouverture vendredi, le parking débordait déjà de pick-up qui labouraient les talus. La queue s’enroulait sur plusieurs centaines de mètres autour du pavillon d’exposition.
Deux semaines après la tuerie survenue à Newtown, dans le Connecticut, où un jeune homme de 20 ans a abattu 20 enfants et 6 adultes dans une école, les Américains se ruent sur les armes à feu. «C'est comme à chaque fois qu'on menace d'instaurer de nouveaux contrôles sur les armes, explique Steven Elliott, l'organisateur du Nation's Gun Show. En ce qui nous concerne, je m'attends ce week-end à une hausse de fréquentation de 50%.» Dans la foulée du massacre, B




