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La mission de l’ONU au Timor oriental prend fin

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Les Casques bleus se trouvaient depuis 1999 dans ce pays, désormais pacifié mais encore très pauvre et fragile.

Préliminaire au départ des Casques bleus, la Force internationale de stabilité (dont des membres australiens embarquent ici à l'aéroport de Dili le 18 décembre) avait déjà mis un terme à sa mission au Timor oriental courant novembre. (Photo Lirio Da Fonseca. Reuters)
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Publié le 31/12/2012 à 8h32

La force internationale de l’ONU se retire officiellement lundi du Timor oriental, après treize ans de présence qui ont permis de pacifier le minuscule pays d’Asie du Sud-Est marqué par une transition sanglante vers l’indépendance et la démocratie. Après le départ des derniers Casques bleus, seule une «équipe de liquidation» de 79 personnes restera pour «dévisser les ampoules», a déclaré à New York Ameerah Haq, secrétaire générale adjointe de l’ONU et ancien chef de la Minut (Mission intégrée des Nations unies au Timor-Leste, nom officiel du Timor oriental).

Le vice-Premier ministre timorais Fernando La Sama de Araujo à exprimé lundi à l’AFP «l’immense gratitude» du pays pour l’action des Casques bleus, arrivés au Timor en 1999. Le pays était alors aux prises avec une vague de violences meurtrières qui avaient suivi la victoire du «oui» lors d’un référendum sur l’indépendance. Le vote devait mettre fin à 24 ans de conflit provoqué par l’invasion des troupes indonésiennes, quelques jours après le départ des Portugais en 1975. Plus du quart de la population avait été décimé entre 1975 et 1999.

Le Timor, confetti d’Asie du Sud-Est situé au nord de l’Australie, n’avait finalement accédé à l’indépendance qu’en 2002. Les violences avaient continué à émailler l’histoire de la jeune nation. En 2006, une mutinerie dans les rangs de l’armée avait entraîné des affrontements entre militaires et policiers qui avaient fait des dizaines de m

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