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Analyse

Les jihadistes maliens à l’offensive

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Ansar ed-Dine et ses alliés se sont rapprochés de Mopti face une armée nationale toujours plus désorganisée.

Patrouille des forces islamistes à Gao, dans le nord du Mali, le 16 juillet. (Photo Issouf Sanogo. AFP)
Publié le 08/01/2013 à 22h26

Coup de force ou coup de bluff ? Depuis deux jours, les groupes intégristes qui contrôlent depuis avril le Nord du Mali semblent avoir déterré la hache de guerre : des convois d'islamistes fortement armés se sont ainsi déployés lundi pour se rapprocher de la ligne de démarcation qui sépare désormais le Nord et le Sud. Et, pour la première fois depuis avril, l'armée malienne s'est retrouvée à portée de fusil des différents groupes jihadistes qui l'avaient boutée hors de la région du Nord lors d'une humiliante débâcle. A deux reprises, lundi et durant la nuit suivante, les militaires maliens ont d'ailleurs procédé à des tirs de sommation, à mi-chemin entre Douentza, sous contrôle islamiste, et Mopti, en zone gouvernementale, à 600 km de Bamako, la capitale. Autrefois cité touristique réputée, aujourd'hui sinistré, Mopti a tout de suite cédé à la panique en apprenant cette nouvelle offensive. D'autant que les informations officielles sont quasi inexistantes, laissant libre cours à toutes les rumeurs. La chaîne de télévision Al-Jezira a ainsi annoncé que douze militaires maliens auraient été capturés avec leurs véhicules et leur équipement. Information gravissime, mais qui hier soir n'était pas confirmée par l'armée malienne. «Un communiqué est en préparation», s'est contenté de réagir laconiquement le ministère de la Défense.

«Drapeau noir». Dans un tel climat, «les gens ont peur ! Ceux qui ne sont pas originaires d'ici veulent partir ! soulign

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