Menu
Libération
Analyse

Face à Hamid Karzaï, Barack Obama reste en retrait

Réservé aux abonnés

A la Maison Blanche, le président afghan a tenté de convaincre son homologue américain de conserver des troupes en Afghanistan après 2014.

Le président afghan, Hamid Karzaï, et son homologue américain, Barack Obama, vendredi, à la Maison Blanche. (Photo Jason Reed. Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 11/01/2013 à 21h56

L’effort était manifeste : toujours très avare de son temps, Barack Obama a ostensiblement consacré toute sa matinée de vendredi, son déjeuner, puis encore une conférence de presse à son homologue afghan, Hamid Karzaï. Une attention qui se veut appuyée pour tenter de sauver ce qui peut l’être d’une relation à la fois cruciale et délétère. Après avoir fait de la guerre en Afghanistan la priorité de son premier mandat, Obama, découragé par le coût énorme de cette entreprise et des résultats pour le moment très aléatoires, est tenté par un retrait aussi rapide et complet que possible.

A l'issue de leurs entretiens à la Maison Blanche, les deux présidents ont assuré vouloir poursuivre leur «partenariat». Ils se sont félicités que l'armée afghane mène déjà près de 80% des opérations en cours sur le terrain, indiquant que celle-ci pourra assurer la responsabilité de toutes les opérations «dès le printemps prochain».

Les précisions sur les questions qui pourraient fâcher, en particulier le niveau d'engagement des troupes américaines jusqu'en 2014 et au-delà, ont été remises à plus tard. Obama doit annoncer ces prochains mois le rythme de retrait des 68 000 militaires américains encore en Afghanistan et censés achever leur mission d'ici à l'an prochain. «Cette guerre est très impopulaire aux Etats-Unis, rappelle Nora Bensahel, directrice adjointe des recherches au Center for a New American Security. La pression intérieure est donc forte sur Obama, qui do

Dans la même rubrique