Ce président est un curieux. Entre négociations budgétaires, réforme de la santé, guerre en Afghanistan et crise à Tombouctou, Barack Obama trouve encore le temps de parfois laisser ses pensées divaguer, ont pu constater ceux qui l'approchent à la Maison Blanche. Son vidéaste, Arun Chaudhary, qui de 2008 à 2011 a suivi chaque pas du candidat, puis du Président, s'est plusieurs fois lui-même laissé surprendre par la curiosité de son sujet. «Parfois, quand il me voyait filmer dans les jardins de la Maison Blanche, il s'approchait pour demander : mais qu'est-ce que tu filmes, là ? Un écureuil ?» Même à ses débuts à la Maison Blanche, alors qu'il n'était pas encore maître de tous ses dossiers, Barack Obama trouvait le temps de l'observation et de l'interrogation, s'étonne encore cet ancien collaborateur, qui se souvient d'une scène en particulier, en marge du sommet Etats-Unis-Union européenne à Prague, en avril 2009. «J'étais en train de disserter avec Reggie Love [l'assistant personnel d'Obama à cette époque, ndlr] sur l'origine des noms des chefs d'Etat et de gouvernement européens, raconte Arun Chaudhary. Obama s'est approché, curieux de notre conversation, mais aussi curieux de savoir d'où je tenais ma science - en fait, je venais juste de lire un livre sur le Danube. Souvent, le Président me faisait penser à un père qui veut savoir non seulement ce qu'on sait, mais aussi d'où vient notre information.»
L’inspiration des philosophes
Le journaliste et historien David Mar




