Le cœur de la cible sera difficile à atteindre, mais tout le champ de tir va être arrosé… Un mois tout juste après le massacre de Newtown, où 26 personnes, dont 20 enfants de 6 et 7 ans, ont été tuées, Barack Obama compte proposer cette semaine un très large éventail de mesures pour juguler «l'épidémie de violence par armes à feu» qui tue plus de 10 000 Américains chaque année. La Maison Blanche vise large, sachant qu'elle ne pourra de toute façon pas toucher au IIe amendement, qui garantit le droit de chaque Américain à porter une arme, et que les mesures les plus drastiques, comme l'interdiction des fusils d'assaut, sont encore loin d'être assurées de passer au Congrès.
Chargé par Obama d'un «groupe de travail» après la tragédie de Newtown, le vice-président, Joe Biden, a présenté hier ses propositions au Président, en soulignant que certaines peuvent être mises en œuvre par décret, sans rien demander au Congrès. «Je suis prêt à le faire», a annoncé Barack Obama, indiquant que le gouvernement fédéral pourrait d'ores et déjà améliorer le recensement et la traque des armes tombées aux mains de criminels. Par décret, le président peut aussi limiter l'importation de fusils d'assaut étrangers, comme George Bush ou Bill Clinton l'avaient fait en 1989, 1998 et 2001. Il peut améliorer le suivi et le fichage des patients en psychiatrie ou encore ordonner la poursuite systématique en justice des personnes qui camouflent leur passé criminel ou psychiatriqu




