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Libération

L’Afrique produit son effort et aligne les renforts

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Les forces africaines vont arriver en nombre au Mali, mais leur déploiement prendra plusieurs semaines.

Publié le 17/01/2013 à 21h56

Derniers annoncés, premiers arrivés. Sitôt la décision du président Idriss Déby connue, un premier contingent de soldats tchadiens destinés à la future force africaine au Mali s’est envolé mercredi soir à destination de Bamako, via Niamey (Niger). N’Djamena a promis 2 000 hommes environ. Après s’être longtemps fait désirer, le Tchad a décidé de sortir les grands moyens. Rompus aux conditions hostiles du désert, ses soldats ont eu droit à une formation grandeur nature, ces dernières années, en repoussant les multiples offensives rebelles soutenues par le Soudan. Leur participation est une bonne nouvelle pour Paris, qui ne souhaite pas s’attarder en première ligne au Mali.

Etendard. Initialement, les effectifs de la Misma (Mission de soutien au Mali), dépêchée par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), devaient atteindre 3 300 soldats. Avec la contribution de pays extérieurs, ils pourraient bien dépasser cet étiage : celle du Tchad, donc, mais aussi du Burundi, qui s'est dit prêt. Déjà engagé en Somalie au sein de l'Amisom (la force de l'Union africaine), ce petit pays des Grands Lacs dispose de forces militaires de bon niveau. C'est aussi le cas du Togo, qui a récemment participé, au sein de la Cédéao, à plusieurs missions de maintien de la paix sous l'étendard de l'ONU. Principale puissance de la région, le Nigeria possède une armée expérimentée. Mais sa mauvaise réputation la précède : envoyés au Liberia dans les années 90, ses

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