La situation était encore très confuse hier dans la soirée à Hanovre, capitale de la Basse-Saxe, où se déroulaient des élections régionales qui font figure de test avant les législatives du 22 septembre. La CDU d’Angela Merkel, qui est en tête des sondages à l’échelle nationale, devançant de 20 points le SPD, semble d’après les premières projections tenir aussi l’avantage dans ce Land agricole du centre du pays, abritant le siège de Volkswagen et gouverné par une coalition CDU-FDP (libéraux).
Les 6,1 millions d’électeurs y ont vraisemblablement reconduit hier le ministre-président. David MacAllister, 42 ans, d’origine écossaise et poulain d’Angela Merkel, affrontait le social-démocrate Stephan Weil. Un signe ne trompe pas sur l’enjeu de ce scrutin : à huit reprises, Angela Merkel a fait le déplacement en Basse-Saxe pour soutenir son candidat, et c’est à Hanovre que la CDU et le SPD ont tenu leur dernier congrès.
«Il y a dans toute élection régionale allemande une composante nationale. Mais dans le cas de la Basse-Saxe, elle était relativement élevée, estime le politologue Oskar Niedermayer de l'Université libre de Berlin. Ce scrutin était le premier rendez-vous électoral de 2013. Il est très important pour tous les partis, car les cartes sont pour ainsi dire rebattues.»
Survie. Plusieurs scénarios étaient encore possibles hier soir : le maintien de la coalition de centre droit sortante, créditée de 73 députés au Parlement régional selon les so




