Soutenues par les forces françaises, les troupes de Bamako ont repris, hier, les villes de Douentza et de Diabali aux groupes armés islamistes. Au delà de ce succès, Paris se prépare à un engagement long et coûteux au Mali.
Quels sont les buts de guerre de la France ?
Paris affirme que son armée restera «le temps nécessaire» pour atteindre deux objectifs majeurs : affaiblir durablement les groupes jihadistes enkystés dans le nord du Mali et aider le pouvoir de Bamako à restaurer sa souveraineté sur l'ensemble du territoire. Autrement dit, aucune date butoir n'est fixée pour l'opération «Serval».
Le déploiement des contingents africains, censés prendre le relais des Français, et la formation de l'armée malienne nécessitent, au mieux, plusieurs semaines. Hier, le ministère de la Défense a indiqué que, en plus de 170 militaires tchadiens envoyés au Niger, 830 soldats africains étaient désormais sur le terrain sur un total prévu de 3 300. Leur déploiement n'induit pas pour autant un retrait de l'armée française. «Nous sommes là pour longtemps», reconnaît un haut responsable à Paris, qui dit ne pas sous-estimer le risque d'enlisement.
La France a-t-elle les moyens militaires de ses ambitions ?
De l’avis des experts, le conflit au Mali est tout à fait à la portée de l’armée française, malgré un budget et des effectifs en baisse constante. L’opération «Serval» n’a rien de commun avec l’intervention en Libye où, durant sept mois, Paris avait déployé pas moins de 31 avions (Rafale, Mirage 2000, Awacs, avions ravitailleurs…) et 27 bâtiments de la marine, dont le porte-avio




