Plein de surprises dans la pochette «Elections israéliennes». Au point que ce pays se surprend parfois lui-même. Pour le pire – on assassine le Premier ministre Yitzhak Rabin, en 1995, par exemple – ou le meilleur, quand à l'été 2011 des milliers et des milliers d'«Indignés» ont planté leurs tentes pendant un mois au centre des villes israéliennes. Pas trop loin de prises pour brancher leurs iPad et surfer dans leurs tentes. Des jeunes, des familles, des employés, des professions libérales, des ashkénazes et des séfarades, sans étiquette politique, et aussi des familles arabes israéliennes. Tous dans la rue pour protester contre l'injustice sociale et la détérioration de la qualité de vie. Un mois plus tard, les tentes ont été repliées, les 500 000 personnes qui avaient manifesté dans la rue sont rentrées à la maison et Israël a repris le visage de «Bibi» Nétanyahou, avec ses discours tonitruants contre l'Iran, ses colonies qui continuent à grignoter les territoires palestiniens, ses riches qui deviennent de plus en plus riches et la classe moyenne qui s'appauvrit. Le peuple des tentes était resté silencieux. Disparu ?
Surprise, le peuple des tentes a été voter. On ne l'attendait plus. Il a d'abord choisi la nouveauté, le changement, en donnant 19 sièges à Yair Lapid, la vedette de télé, et à son parti Y




