La grande majorité de la presse mexicaine titrait ce matin sur la libération de Florence Cassez, après la décision de la Cour suprême. Les journaux ont des réactions variées mais presque tous soulignent les doutes qui continuent d'entourer la culpabilité de la Française. «Libre sans être innocentée», titre La Razon de Mexico. Certains éditorialistes n'hésitent pas à fustiger les méthodes de la police locale, jugée en partie responsable de cette libération. Le respect des droits de Florence Cassez est salué, mais pour beaucoup il reste trop de zones d'ombre pour se satisfaire de sa libération.
Pour Excelsior, le quotidien de référence, la décision de la Cour est un gage de respect de l'état de droit. «Beaucoup de Mexicains, la majorité peut-être, sont contre cette décision parce qu'ils considèrent que Cassez est coupable et qu'elle doit rester en prison. Le problème est que les juges qui ont instruit le dossier manquent à l'évidence de fiabilité. En foulant au pied les droits de l'accusée, ils ont entaché tout le processus judiciaire», écrit l'éditorialiste Leo Zuckermann. Le Mexique ne peut «bafouer les droit




