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Lagarde : la «tolérance» du FMI

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Après DSK, le Fonds a un nouveau chef français en délicatesse avec la justice.

ParLorraine Millot
Washington, de notre correspondante
Publié le 24/01/2013 à 22h06

Les «standards éthiques les plus élevés» devront être «observés» par Christine Lagarde avait fait préciser le Fonds monétaire international dans le contrat d'embauche de sa directrice générale, en juin 2011. C'était en pleine affaire Strauss-Kahn : le précédent directeur du Fonds avait dû démissionner dans un parfum de scandale particulièrement infamant et le FMI avait besoin de se draper d'une plus grande rigueur que jamais. Christine Lagarde devra «s'efforcer d'éviter ne serait-ce que l'apparence d'une inconvenance dans (son) comportement» avait ainsi couché le FMI noir sur blanc. Tout en se rachetant ainsi une vertu, le Fonds s'est bien gardé pourtant de préciser le cas de figure, déjà prévisible alors, où sa directrice générale serait convoquée par la justice française.

«Aucun impact». Interrogé hier à plusieurs reprises sur cette question précise, le service de presse du FMI a continué pareillement à faire le mort. Statutairement, rien ne devrait empêcher Christine Lagarde de répondre aux convocations de la justice française tout en poursuivant ses fonctions à la tête du Fonds. «Même si elle était mise en examen, objectivement cela ne changerait rien encore, si ce n'est de lui permettre d'avoir accès à toute la procédure, explique une source interne. Reste à voir comment réagirait l'opinion publique, pour qui mise en examen veut souvent dire coupable.»

Jusqu'à ce jour, Christine Lagarde peut profiter d

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