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Libération

Corruption : la Chine fait son grand déballage

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Publié le 25/01/2013 à 20h56

Depuis que le nouveau numéro 1 chinois, Xi Jinping, a annoncé le lancement d'une campagne anticorruption visant les «mouches» et les «tigres» (les petits et les hauts cadres du parti), la presse et les internautes chinois se délectent à déballer une succession de scandales sexuels et financiers plus tonitruants les uns que les autres. La censure, habituellement très stricte sur ce type de sujets, s'est momentanément faite discrète, et les vannes se sont ouvertes.

Inventaire : un petit officiel de la province du Hunan, qui avait donné l’équivalent de 25 000 euros à sa fille cadette pour son anniversaire, a été appréhendé en possession d’un patrimoine d’une quinzaine de millions d’euros ; un chef de police d’une ville du Xinjiang a été alpagué après avoir fait embaucher dans son administration deux jeunes sœurs jumelles, toutes les deux ses maîtresses, qu’il logeait dans un appartement payé par la municipalité ; un cadre de district de la province du Shanxi a été sanctionné parce qu’il entretenait quatre épouses, avec lesquelles il avait eu dix enfants ; un chef du parti d’une préfecture du Yunnan, par ailleurs opiomane, a été arrêté en possession de dix-neuf propriétés, dont six en Australie. En novembre, une vidéo très explicite a fait le tour du Net : elle montrait un officiel sexagénaire de Chongqing, au physique particulièrement ingrat, en train de trousser une donzelle de 18 ans dans une chambre d’hôtel. Ce cadre du parti filmé en délicate position, répo

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