Menu
Libération
Analyse

Au Mali, Tombouctou reconquis

Réservé aux abonnés

L’opération «Serval» continue sa progression en conjuguant frappes aériennes et troupes au sol.

Un hélicoptère Gazelle, de retour de Tombouctou, hier, à la base française de Sévaré, à 600 km au nord-est de Bamako. (Photo Fred Dufour. AFP)
ParThomas Hofnung
Envoyé spécial à Bamako
Publié le 28/01/2013 à 21h26

Des villes reprises les unes après les autres, sans combat ou presque. Des foules en liesse qui acclament les soldats français à leur entrée dans Gao ou dans les faubourgs de Tombouctou. L’armée française n’avait sans doute jamais été à pareille fête depuis les indépendances en Afrique, il y a un peu plus de cinquante ans. A fortiori au Mali, un pays au patriotisme à fleur de peau, qui entretenait jusqu’au lancement de l’opération «Serval», le 11 janvier, des rapports tumultueux avec l’ancienne puissance coloniale.

Les militaires n’entendent pas bouder leur satisfaction, au moment où, à Paris, on discute d’un nouveau livre blanc chargé de définir les orientations stratégiques du pays pour les quinze ans à venir, avant le vote d’une loi de programmation militaire (LPM), annoncée comme drastique pour l’institution.

Drones. Après la prise de Gao, samedi , les forces spéciales françaises se sont emparées de l'aéroport de Tombouctou dans la nuit de dimanche à lundi, avant l'entrée des blindés légers dans la ville. Celle-ci avait, semble-t-il, été désertée par les groupes armés qui y ont fait régner la terreur pendant neuf mois. Comme lors des épisodes précédents de cette contre-offensive éclair, l'arrivée des troupes au sol a été préparée par des frappes aériennes, sur lesquelles l'état-major garde une discrétion quasi absolue. Peut-être parce qu'au-delà de l'anéantissement de dépôts de carburant, d'installations logistiques qu'on devine sommaires, ou des quelques

Dans la même rubrique