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Egypte : le dialogue ne fait pas taire la violence

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Heurts. La mobilisation continue malgré le texte signé par les islamistes et les libéraux pour sortir de la crise.

Des manifestants devant le palais présidentiel au Caire, vendredi. (Photo AFP)
Publié le 01/02/2013 à 22h36

L’Egypte a connu vendredi une nouvelle journée de mobilisation. Au Caire et dans plusieurs villes du pays, des milliers de personnes ont défilé en scandant des slogans hostiles au président Mohamed Morsi. Devant le palais présidentiel où étaient réunis des révolutionnaires, des heurts ont éclaté en fin d’après-midi, laissant craindre une nouvelle nuit d’embrasement. D’autant que, selon plusieurs sources, des islamistes étaient à leur tour en route vers le palais. Dans la soirée, le gouvernement faisait état d’au moins un mort, 18 blessés et de 20 arrestations.

Ces manifestations se sont tenues à l’issue d’une semaine de violence au cours de laquelle près de 60 personnes ont perdu la vie. L’anniversaire des deux ans de la révolution, le 25 janvier, a donné lieu à plusieurs jours d’affrontements entre des jeunes et les forces de l’ordre. Mais c’est surtout le verdict du massacre du stade de Port-Saïd (1) - 21 personnes condamnées à mort - qui a occasionné les incidents les plus sanglants. Quarante personnes ont été tuées dans des clash avec la police.

Les événements de la semaine ont montré un peu plus la faiblesse de l’exécutif, contesté par la rue, mais aussi par la police et l’armée. L’heure est désormais au dialogue. A l’initiative d’Al-Azhar, haute autorité de l’islam sunnite, plusieurs partis politiques, des libéraux aux islamistes, se sont rassemblés afin de trouver une issue à cette interminable crise politique et institutionnelle.

Le Parti de la liberté et de la justice,

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