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Mines colombiennes : les guérillas marxistes exploitent aussi le filon

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Publié le 08/02/2013 à 22h31

Le gouvernement et les guérillas marxistes de Colombie semblent d’accord sur au moins un point : la fièvre minière que traverse le pays peut devenir une véritable «locomotive» pour leurs affaires. Plusieurs enlèvements perpétrés ces dernières semaines et attribués aux rebelles ont ainsi frappé les entreprises qui exploitent minerais et hydrocarbures.

Le 18 janvier, au moins cinq employés de la compagnie Braeval Mining ont disparu dans le sud de Bolívar, une région du nord du pays isolée et sous-développée mais riche en or. L'Armée de libération nationale (ELN, guévariste), deuxième guérilla du pays, a revendiqué le rapt du groupe, qui comprendrait le vice-président canadien de l'entreprise. «Enlèvement à but d'extorsion», ont statué les autorités. Dix jours plus tard, des guérilleros qui se sont présentés comme des membres des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, 7 500 combattants) enlevaient trois ingénieurs à proximité d'une plateforme d'exploration pétrolière située dans le sud-ouest du pays. Les hommes ont été cette fois-ci vite relâchés, officiellement «sous la pression militaire», mais l'intention des Farc ne faisait pas mystère. Même si elles ont annoncé l'abandon des rapts de civils contre rançon, «il ne faut pas oublier qu'elles n'ont pas renoncé à l'extorsion des entreprises», avance l'analyste Luis Eduardo Celis.

En novembre, les autorités étaient restées discrètes sur les conditions de la libération de quatre employés chinois

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