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Libération

Le tueur de Ben Laden privé de retraite

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Publié le 12/02/2013 à 21h06

Après déjà un livre et un film racontant «de l'intérieur» le raid qui a tué Oussama ben Laden le 2 mai 2011, c'est maintenant un long article, à paraître dans le prochain numéro du magazine Esquire, qui dévoile encore quelques nouveaux détails de la plus fameuse opération des forces spéciales américaines. Le journaliste Phil Bronstein, ancien reporter de guerre et ex-époux de Sharon Stone, a réussi à gagner la confiance du membre du commando des forces spéciales de la Navy (Seal) qui, selon ses dires et les vérifications faites auprès de ses collègues, a abattu Ben Laden de trois balles dans le front.

Dans un très long récit, le Seal, identifié seulement comme «le tireur» (the shooter), raconte comment il s'est retrouvé le premier à pénétrer dans la pièce, au troisième étage de la villa d'Abbottabad, au Pakistan, où l'ennemi public numéro 1 s'était retranché : «Il avait ses mains sur les épaules d'une femme qu'il poussait en avant, pas directement vers moi mais en direction du vacarme dans le couloir. C'était sa plus jeune épouse, Amal.»

Equipé de lunettes à infrarouges, le Seal voyait clairement la scène, tandis que Ben Laden était dans l'obscurité. «Il avait une mitraillette sur une étagère derrière, son fameux AK. Et il avançait. Je ne savais pas si elle avait une veste-suicide et s'il la poussait pour faire d'eux des martyrs […]. J'ai tiré deux balles dans le front. Bap ! Bap ! A la seconde, il est tombé. Il s'est ratatiné par terre

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