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Décryptage

Le gouvernement bulgare terrassé par l’austérité

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Le Premier ministre Boïko Borissov a dû rendre les armes face aux manifestations contre la vie chère. Le Parlement a entériné sa démission, hier.

Boïko Borissov entouré de supporteurs à sa sortie du Parlement, en février 2013, à Sofia. (Photo Reuters)
Publié le 21/02/2013 à 20h16

A l’Est aussi, l’austérité vient d’emporter un gouvernement. Le Parlement bulgare a entériné hier la démission du gouvernement de centre droit de Boïko Borissov, le très contesté hyper-Premier ministre, ancien garde du corps et ancien premier flic du pays, arrivé aux commandes du pays en 2009 sur un programme sécuritaire. Son cabinet a été contraint de jeter l’éponge après plusieurs journées de violentes manifestations populaires contre le prix de l’électricité et la vie chère.

Comment la crise a-t-elle touché la Bulgarie ?

La Bulgarie est, avec la Roumanie, le dernier pays à être entré dans l'Union européenne. Cet élargissement a porté, le 1er janvier 2007, à 27 le nombre de membres de l'Union européenne. Ni l'un ni l'autre de ces deux pays - et la Bulgarie encore moins que sa voisine - n'étaient en fait prêts pour cette adhésion, qui est intervenue au moment où les premiers signes de fatigue des élargissements à l'Est se faisaient sentir dans le reste de l'Europe. Et ils n'ont pas profité de la manne européenne de la manière dont avaient pu en bénéficier les pays de l'Est de l'Europe entrés en 2004.

Jugée corrompue et gangrenée par la mafia, la Bulgarie n'a pas enthousiasmé les investisseurs. En 2012, elle était toujours le pays le plus pauvre des Vingt-Sept, avec un salaire mensuel moyen de 400 euros. Ce qui n'empêchait pas Borissov de s'autocongratuler. Lors d'un déjeuner d'affaires fin janvier avec des ambassadeurs et la cha

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