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Libération
Reportage

Démocratie directe et populisme : l’ambigu «tsunami» grillino

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Le mouvement Cinq Etoiles, du comique Beppe Grillo, devrait s’affirmer dimanche comme la troisième force du pays.

Beppe Grillo à Rome le 22 février 2013. (Photo Max Rossi. Reuters)
ParMarc Semo
Envoyé spécial à Palerme
Publié le 22/02/2013 à 21h06, mis à jour le 23/02/2013 à 11h42

«Sortez-les tous», clame le slogan au-dessus du dessin d'une grosse chaussure écrasant des silhouettes sombres et maléfiques. L'affiche trône à l'entrée du bureau, au premier étage du palais des Normands de Palerme, le siège de l'Assemblée sicilienne, où sont installés les élus du «Movimento 5 stelle» de Beppe Grillo, qui s'est affirmé lors des élections régionales de novembre comme la première force de l'île. «Nous ne voulons pas nous substituer aux autres, mais changer la manière même de faire de la politique alors que 90% des lois sont incompréhensibles pour les citoyens», assure Gian Carlo Cancelleri, le chef du groupe parlementaire. La plus jeune, Gianna Ciancio, pianiste et diplômée en science de l'environnement, a tout juste 22 ans.

«Epidémie». Leur première mesure a été de diviser par quatre leurs émoluments, demandant à ce que les sommes remboursées à l'administration régionale soient versées à un fonds de microcrédit. «Il me reste 2 500 euros, c'est le double de ce que je gagnais avant», sourit Cancelleri qui, il y a encore quelques mois, était géomètre à Caltanissetta, dans le centre de l'île. Il avait participé à des associations antimafia, puis avait rejoint le mouvement dès septembre 2007, quand le comique-blogueur avait lancé depuis Bologne son «Vaffanculo Day», appelant tous les politiciens à aller se faire f…

Comme en Sicile, il y a quatre mois, les «grillini» ont le vent en pou

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