«Bon débarras», ont osé plusieurs médias américains et même un élu républicain, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, pour saluer la mort du plus tonitruant des ennemis des Etats-Unis. «Hugo Chávez était un tyran qui forçait les Vénézuéliens à vivre dans la peur. Sa mort entame l'alliance des dirigeants gauchistes antiaméricains d'Amérique latine. Bon débarras de ce dictateur», a lancé le républicain Ed Royce à l'annonce du décès du président vénézuélien.
«Conspiration». A la Maison Blanche, Barack Obama s'est voulu plus diplomate, exprimant son «soutien au peuple vénézuélien» et saluant «le début d'un nouveau chapitre de son histoire». Le communiqué d'à peine trois lignes émis mardi soir par la présidence américaine n'en reste pas moins un modèle de froideur : il ne dit pas un mot du défunt, mais appelle plutôt au respect des «principes démocratiques» au Venezuela. «Le communiqué est très arrogant, souligne George Ciccariello-Maher, professeur à l'université Drexel et auteur d'un livre sur le phénomène Chávez, We Created Him («Nous l'avons créé»). Entre les lignes, on comprend que les Etats-Unis n'ont pas l'intention de pleurer le défunt, mais délivrent encore une leçon de démocratie au Venezuela.» En 2008, Chávez avait salué l'élection «historique» d'Obama, avant de revenir à sa rhétorique contre les «Pitiya




