Les tarifs circulent dans toute la presse américaine : 50 000 dollars (environ 38 400 euros) pour participer au «sommet des fondateurs» mercredi à Washington, dix fois plus pour s'acheter une place au «conseil national» de la nouvelle organisation, qui rencontrera le président américain tous les trois mois…
Une fois encore, Barack Obama est en train de réinventer la politique aux Etats-Unis, et repousser aussi les frontières de ce qui s'y monnaye. Son nouvel outil, qui devrait jouer les caisses de résonance de son deuxième mandat, s'appelle OFA, pour Organizing for Action cette fois-ci (le même acronyme avait déjà été utilisé lors de la campagne de 2008, pour signifier Obama for America, puis transformé en Organizing for America en janvier 2009).
Bases de données. L'idée, présentée la semaine dernière par Jim Messina, directeur de la campagne électorale de 2012 et président de ce nouvel OFA, est de remobiliser l'armée de partisans que Barack Obama a su lever lors des deux présidentielles qu'il a remportées, pour mettre argent et militants au service des grandes causes du deuxième mandat présidentiel. «On ne peut pas changer Washington de l'intérieur», plaide Jim Messina, reprenant là un constat de Barack Obama et expliquant que OFA permettra de «faire entendre les voix de la majorité des Américains». «En fait, il s'agit surtout de surmonter l'obstructionnisme des républicai




