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Libération

Les Etats-Unis avancent à tâtons sur le dossier syrien

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Longtemps hésitant, Washington opère une lente mue de sa politique.

ParLorraine Millot
De notre correspondante à Washington
Publié le 14/03/2013 à 21h46

Faire quelque chose, mais sans trop s'impliquer et en s'assurant qu'on n'aggravera pas davantage la situation : deux ans après le début de la guerre civile en Syrie, la réponse américaine tient toujours enfermée dans ce même triptyque, qui la rend peu lisible, si ce n'est contre-productive. Le nouveau secrétaire d'Etat, John Kerry, qui doit faire oublier comment il avait auparavant misé sur Bachar al-Assad, a débloqué la semaine dernière une nouvelle aide de 60 millions de dollars (46 millions d'euros) à l'opposition syrienne. Il a surtout franchi un seuil symbolique en spécifiant pour la première fois que les Américains aideront directement l'Armée syrienne libre (ASL), par des moyens «non létaux», tels que des rations militaires et du matériel médical.

«Equation». L'idée réactivée par le nouveau secrétaire d'Etat est de «changer l'équation pour Al-Assad» : donner un coup de pouce supplémentaire aux opposants sur le terrain pour forcer le régime à négocier une transition politique. «Pour cela, au département d'Etat du moins, les Américains sont plutôt contents de voir les Britanniques et les Français montrer le chemin sur la question de l'armement des opposants, explique un diplomate européen (lire page 2). Les Américains ont toujours la même préoccupation que nous, ils veulent s'assurer que les armes ne tombent pas entre les mains des extrémistes. Mais ils ne sont pas mécontents d'avoir cette pre

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