Hugo Chávez finira-t-il comme Lénine, momifié dans son mausolée ? Exposée à l'Académie militaire de Caracas, la dépouille de l'ex-président vénézuelien doit être transférée ce vendredi dans un musée de la capitale. A sa mort le 5 mars, le vice-président Nicolas Maduro avait annoncé que le corps du comandante serait «embaumé, pour qu'il puisse être exposé dans un cercueil en verre, et que le peuple puisse l'avoir avec lui dans son musée de la Révolution pour l'éternité».
C'est peut-être râpé. Chávez est mort depuis dix jours, ce qui commence à faire long. Nicolas Maduro s'en est ému lui-même ce jeudi : «Nous avons reçu des scientifiques de très haut niveau, les meilleurs du monde, de Russie et d'Allemagne. (...) Les notes et les avis scientifiques nous indiquent qu'il va être très difficile de le faire car les préparatifs auraient déjà dû être entamés et la décision aurait dû être prise beaucoup plus tôt.» Ces «difficultés pourraient empêcher de faire ce qui a été fait pour Lénine, Ho Chi Minh ou Mao Tse-Toung». Ou pour le nord-coréen Kim Il-Sung, le bulgare Gueorgui Dimitrov, le tchécoslovaque Klement Gottwald, et quelques autres, sans remonter aux Egyptiens.
Embaumer un chef d'Etat est chose complexe, du grand art à en croire les Russes, autoproclamés maîtres en la matière. En 2011, un membre de l'«Institut des plantes médicinales et aromatiques», à Moscou, qui, comme son nom ne l'indique pas, est en charge de la conservation du corps de Lé




