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Récit

Mariage gay : la Cour suprême américaine mise à la colle

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Les juges ont examiné la légitimité des lois autorisant l’union dans certains Etats et l’interdisant dans d’autres. Des debats plus techniques qu’idéologiques.

La Cour suprême étudie la constitutionnalité d'un mariage réservé aux couples de sexe différents. (Photo Jonathan Ernst. Reuters)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 27/03/2013 à 20h46

Même George Washington a fait cette semaine son retour dans sa capitale, au milieu d’une armée de pasteurs, bigots et drapeaux arc-en-ciel, pour donner son avis sur le mariage gay. Aux Etats-Unis, la question est remontée jusqu’à la Cour suprême, qui lui a consacré deux matinées d’audiences publiques hier et avant-hier, suivies dans la rue par une mêlée très courtoise de manifestants pour ou contre. A la différence du débat français, la dispute américaine est à la fois civile, chargée de religion, mais aussi très juridique.

Devant la Cour suprême, une drag-queen à moitié nue, avec cornes de diable et tutu arc-en-ciel, a pu danser au milieu des bataillons antihomos, qui n'ont rien fait d'autre que froncer les sourcils. Les provocateurs de la Westboro Baptist Church, qui souhaitent la mort aux homosexuels, se sont tranquillement mêlés aux gays, brandissant cœurs et anneaux de mariage. Au milieu de tout cela, un «George Washington», alias James Manship, 59 ans, éructait : «Dieu a créé l'homme et la femme. Ce n'est pas à la Cour suprême d'y changer quelque chose !» Dans la rue devant la cour, Dieu est l'argument numéro 1 des opposants comme des partisans du mariage gay. «L'Evangile est amour, plaide Henry Fairman, pasteur d'une église de Virginie venu en cravate arc-en-ciel. Notre Eglise est pour l'inclusion radicale des exclus. Pour cela, près de 20% des membres de notre communauté sont homosexuels. Nous les marions dans notre Eglise, mais leur union n'est

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