C'est devenu le leitmotiv de Bachar al-Assad : si son régime s'écroule, la Syrie va à la fois sombrer dans le chaos et tomber entre les pires mains islamistes, tandis que les puissances occidentales en paieront le prix. Le 6 avril, il avait affirmé qu'une chute de son régime aurait un «effet domino» au Moyen-Orient et déstabiliserait cette région «pendant de longues années». Hier, après avoir prédit «la fin de la Syrie s'il n'était pas victorieux», il a assuré que ces mêmes pays occidentaux jouaient avec le feu en finançant Al-Qaeda. «L'Occident a déjà payé très cher le fait d'avoir aidé à ses débuts Al-Qaeda. Aujourd'hui, il fait la même chose en Syrie, en Libye et dans d'autres endroits et il paiera cher au cœur de l'Europe et des Etats-Unis», a-t-il déclaré dans une interview menée par la chaîne officielle Al-Ikhbariya, dont des extraits ont été publiés par la présidence syrienne - l'intégralité devait être diffusée dans la soirée.
Allégeance. «La vérité, c'est que nous affrontons principalement des forces extrémistes», a-t-il renchéri, toujours à l'attention des capitales occidentales. Pour celles qui soutiennent la rébellion, l'implication de plus en plus forte des mouvements radicaux sur le terrain est effectivement là où le bât blesse. L'acte d'allégeance, la semaine dernière, du Front al-Nosra, un groupe de jihadistes syriens et étrangers, au chef suprême d'Al-Qaeda, Ayman al-Zawahiri,




