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Décryptage

Armes chimiques : menace ou réalité ?

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Hormis la dissuasion, l’Occident n’a aucun levier contre Al-Assad.

Publié le 02/05/2013 à 21h36

Des armes chimiques ont été utilisées dans le conflit syrien «au moins à petite échelle». Les dirigeants Occidentaux en sont convaincus et haussent le ton. Mais même s'il s'agit «d'une ligne rouge», selon la formule utilisée fin août par Barack Obama, ils restent prudents et le président américain rappelait encore avant-hier qu'aucune décision ne peut être prise «sans preuves solides».

Qui a utilisé l’arsenal chimique ?

Des armes avec des charges chimiques auraient été utilisées le 19 mars à Khan al-Assal, près d'Alep, puis le 24 mars à l'est de Damas où au moins six personnes seraient mortes intoxiquées. D'autres cas suspects ont été recensés. Le régime et l'opposition s'accusent mutuellement. Les autorités de Damas se refusent toujours à autoriser des inspecteurs de l'ONU à venir enquêter sur place. Fin avril, le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, évoquait même un possible emploi du sarin, gaz neurotoxique extrêmement létal découvert en Allemagne à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Son inhalation ou même un simple contact avec la peau suffit à tuer. D'autres gaz, moins dévastateurs comme l'ypérite, utilisée pendant la guerre de 14-18 et par Saddam Hussein, ont pu aussi être employés. «Toute la difficulté est de passer de l'indice à la preuve et de la preuve à l'imputabilité», explique un diplomate français. Il y a la difficulté de déterminer la substance et celle de savoir qu

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