«Je continue de croire que nous devons fermer Guantánamo.» Après bientôt cinq mois de grève de la faim généralisée parmi les détenus de la prison militaire américaine sur l'île de Cuba, Barack Obama a soudain réitéré cette semaine son appel à fermer le camp. «Il est essentiel pour nous de comprendre que Guantánamo n'est pas nécessaire à la sécurité des Etats-Unis, a développé le Président mardi au cours d'une conférence de presse marquant les cent premiers jours de son deuxième mandat. Cela coûte cher. C'est i nefficace. Cela nuit à notre réputation internationale. Cela entrave la coopération antiterroriste avec nos alliés. C'est un argument de recrutement pour les terroristes. Il faut le fermer.»
«Désespoir». Un nouveau «M. Guantánamo» pourrait être nommé prochainement au ministère des Affaires étrangères, a indiqué cette semaine la Maison Blanche, afin de poursuivre le «triage» et le renvoi des détenus considérés comme libérables vers leur pays d'origine ou des pays tiers. De mai 2009 à janvier 2013, l'ambassadeur Daniel Fried avait déjà été chargé de ce travail et réussi à en faire sortir une soixantaine. Sur la fin, ses efforts ne semblaient pourtant plus rien donner et son bureau avait été fermé en janvier sans qu'un successeur ne soit désigné.
C’est dans ce contexte qu’a débuté début février le mouvement actuel de grève de la faim, le plus grave de l’histoire de Guantánamo. Selon les avocats qui pa




