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Récit

Cleveland : «Les flics ont regardé dans la cour et sont repartis»

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En sous-estimant les signalements de voisins et le passé violent d’Ariel Castro, la police locale a montré de très sévères lacunes.

L'entrée de la maison d'Ariel Castro le 7 mai 2013 à Cleveland (Photo Mira Oberman. AFP)
ParLorraine Millot
Correspondante à Washington
Publié le 10/05/2013 à 0h26, mis à jour le 11/05/2013 à 11h22

Enchaînées comme des bêtes, violées et terrorisées. De nouveaux détails émergent au gré de l’enquête sur les séquestrées de Cleveland, confirmant un scénario d’horreur qui s’est poursuivi pendant toute une décennie. Dans sa maison, en plein Cleveland, Ariel Castro, 52 ans, retenait et violait trois jeunes femmes, dont l’une a donné naissance à une petite fille. Chaque année, le bourreau célébrait la date anniversaire de l’enlèvement de ses victimes avec un gâteau, a rapporté une parente, qui a parlé au téléphone à l’une des trois ex-captives.

Michelle Knight, âgée de 32 ans aujourd’hui, Amanda Berry, 27 ans, et Gina DeJesus, 23 ans, étaient attachées dans la cave de la maison, où la police a retrouvé des chaînes et des cordes, ou bien enfermées à l’étage. Lundi, Amanda Berry a, semble-t-il, profité d’un oubli de leur bourreau, sorti sans verrouiller la porte d’entrée, pour s’échapper avec l’aide de voisins.

Hagards. Arrêté lundi soir, Ariel Castro a été inculpé hier pour séquestration et viol. Ses deux frères, Pedro, 54 ans, et Onil, 50 ans, ont été présentés au tribunal, mais n'ont pas été inculpés. Connus comme chômeurs et grands buveurs, ils ne sont pas des enfants de chœur, mais rien n'indique qu'ils aient été impliqués dans les crimes de leur frère, estimait dès mercredi la police. Ils sont apparus hier au tribunal, hagards mais la tête haute, contrairement à Ariel Castro, nuque courbée, fixant obstinément le sol.

En août 2002, Ariel C

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