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Libération

Le sort de Bachar al-Assad, éternel obstacle à une solution politique

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Moscou et Washington souhaitent réunir «au plus vite» une conférence internationale.

Publié le 10/05/2013 à 0h26

En paroles tout au moins, l'utilisation par le régime syrien de son arsenal chimique demeure «une ligne rouge». Elle semble pourtant bien flottante. Alors que des signes tangibles de leur usage «au moins à petite échelle» selon le secrétaire d'Etat américain à la Défense, Chuck Hagel, se multiplient, tant Londres que Paris et surtout Washington restent prudents. A l'unisson, on y souligne la nécessité de recueillir «des preuves solides», y compris pour déterminer qui les a utilisés, même s'il n'y a guère de doutes que, dans la plupart des cas suspects, c'est du fait du régime, notamment pour tester la réelle détermination d'action occidentale. Hier, le régime a annoncé «être prêt à accueillir immédiatement» la commission d'enquête de l'ONU sur les armes chimiques, manière de jeter du lest alors qu'une spirale diplomatique semble s'ouvrir pour le pouvoir baasiste grâce à son protecteur russe.

Chaudron. Face à une guerre qui s'inscrit dans la durée avec les risques d'un éclatement du pays et d'une extension régionale (lire ci-contre), les Occidentaux sont en effet de plus en plus convaincus de la nécessité «de pousser pour une solution politique», selon les mots utilisés hier par le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, dans une interview au Monde où il soulignait que «le chaudron syrien constitue avec le nucléaire iranien - et les deux d'ailleurs sont l

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