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Analyse

La Maison Blanche chargée d’affaires

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Les premiers mois du second mandat d’Obama sont perturbés par des scandales qui font le miel des républicains.

Barack Obama à Washington, le 30 avril. (Photo Jason Reed. Reuters)
ParLorraine Millot
correspondante à Washington
Publié le 15/05/2013 à 21h26

Ce devaient être les mois les plus productifs du second mandat de Barack Obama… et c'est plutôt un festival de scandales. Six mois après sa réélection, le Président est déstabilisé par rien moins que trois affaires simultanées, qui menacent déjà sérieusement son programme législatif. Pêle-mêle, Obama, ou plutôt son administration, est accusé d'avoir espionné des journalistes, pénalisé fiscalement des opposants politiques et «dissimulé» les dessous de l'attaque terroriste de Benghazi en septembre 2012. «Ces affaires n'affectent guère encore la courbe de popularité d'Obama, mais nous ne sommes qu'au début des révélations», observe Eric Ostermeier, professeur de sciences politiques à l'université du Minnesota et auteur du blog Smart Politics. «Le Président va avoir encore plus de difficultés que prévu pour réaliser ses projets au Congrès. De plus en plus de démocrates élus dans des Etats conservateurs vont se démarquer de son agenda, et les républicains auront moins d'incitations à accepter des compromis. Dans un tel contexte, d'autres présidents ont pu être tentés de se lancer dans une guerre pour faire diversion…»

Entre la Syrie et l'Iran, Barack Obama n'aurait d'ailleurs que l'embarras du choix, prévient Eric Ostermeier, même si ce scénario ne lui semble pas le plus vraisemblable : «Jusqu'à présent, Obama a plutôt veillé à entrer dans l'histoire comme le président qui met fin aux guerres.»

Fuite. La tout

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