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Libération
Reportage

Violences et revers salafiste en Tunisie

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Jihadistes . Le groupe Ansar al-charia n’a pu tenir, hier, son congrès, interdit par le ministère de l’Intérieur.

ParElodie Auffray
De notre envoyée spéciale à Kairouan
Publié le 19/05/2013 à 21h56

Finalement, la confrontation tant redoutée n'a pas eu lieu. En tout cas, pas où elle était attendue. Le mouvement jihadiste Ansar al-charia (les «Partisans de la charia») n'a pas mené de violente bataille à Kairouan (centre) pour tenir son congrès annuel, hier, comme il l'avait promis malgré l'interdiction des autorités. «Nous ne demandons pas l'autorisation du gouvernement pour prêcher la parole de Dieu et le mettons en garde contre toute intervention pour empêcher la tenue du congrès», avait menacé jeudi Seifeddine Raies, le porte-parole du mouvement.

Barrages. Le ministère de l'Intérieur a interdit le meeting et déployé un important dispositif sécuritaire pour faire respecter sa décision : patrouilles dans le grand Tunis, barrages filtrants à toutes les entrées de Kairouan et en amont… Jamais le gouvernement tunisien, longtemps taxé de laxisme envers les salafistes, n'avait affiché autant de fermeté.

Une médiation a bien été tentée : une association religieuse locale avait déposé une demande pour légaliser le rassemblement. La tentative a échoué. Mais, au matin du meeting, les «partisans de la charia», affichaient toujours leur détermination. Toutefois, signe d’une certaine confusion dans la mouvance, ils ont lancé des messages contradictoires, appelant à ne pas rejoindre Kairouan, puis à venir, puis finalement à gagner massivement la cité Ettadhamen, quartier populaire de la banlieue de Tunis et bastion du mouvement. Le rassem

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