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En Iran, le Guide suprême verrouille la présidentielle

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Avec l’exclusion du modéré Rafsandjani et du poulain d’Ahmadinejad, le régime assume ouvertement le choix d’une théocratie autoritaire.

L'ayatollah Ali Khamenei à Téhéran en février 2012. (Photo Reuters)
Publié le 22/05/2013 à 20h36, mis à jour le 24/05/2013 à 11h03

Les scrutins présidentiels en Iran sont souvent lourds de surprises. Le précédent avait vu la réélection de Mahmoud Ahmadinejad et le surgissement d'une contestation qui avait fait descendre des centaines de milliers d'Iraniens dans la rue l'accusant d'avoir truqué les résultats. Quatre ans plus tard, l'élection du 14 juin apporte déjà son lot de rebondissements. Le premier avait été l'annonce à la dernière minute de la candidature de l'ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, l'un des piliers du régime. Le second, mardi, a été sa disqualification par le Conseil des gardiens de la Constitution, l'équivalent d'un Conseil constitutionnel.

Légitimité. Plus attendue, en revanche, était l'éviction de Esfandiar Rahim Mashaie, le «dauphin» d'Ahmadinejad, qui, à l'issue de deux mandats, ne pouvait plus se représenter. C'est donc un coup très dur aussi pour le président sortant.

Au total, sur les 686 candidatures enregistrées pour le scrutin, seules huit ont été retenues par le Conseil des gardiens. A une ou deux exceptions, quasiment tous sont des partisans déclarés ou des très proches du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. Avantage pour ce dernier : avec l’élimination de Rafsandjani et de Mashaie, il a fait d’une pierre deux coups. Il est donc totalement maître du jeu à l’heure où le régime est confr

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