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Libération
Reportage

Le Mali confronté au casse-tête de Kidal

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La ville du Nord, qui reste hors de contrôle de l’armée, est le fief des Touaregs, dont la situation n’est toujours pas réglée.

Des soldats tchadiens sur leur pick-up à Kidal, dans le Nord du Mali, le 16 avril 2013. (Photo AFP)
ParFabien Offner
Correspondant à Bamako
Publié le 22/05/2013 à 21h46

«Gouverneur à distance» est la fonction très spéciale qu'a acceptée Adama Kamissoko, nommé le 2 mai dans la seule capitale régionale toujours hors de contrôle de l'armée malienne depuis l'intervention française en janvier : Kidal. Une préretraite loin d'être dorée pour ce colonel de l'armée de l'air sexagénaire, tant le cas de Kidal est sensible. «Il est resté sept ou huit ans préfet de cercle à Ménaka, à la lisière de l'instabilité kidaloise. Un record ! Sans doute a-t-il satisfait ses patrons, ce qui l'a placé en bonne position pour être gouverneur de Kidal. Il y a peu de militaires haut-gradés avec une longue expérience d'administrateur», témoigne une source bien informée qui l'a connu dans son enfance. «Le gouverneur et les préfets sont en stand-by en attendant un signal pour rejoindre leurs postes. Ils travaillent avec la Délégation générale aux élections et le ministère de l'Administration territoriale sur les prochaines élections», indique-t-il. Adama Kamissoko n'a d'ailleurs «pas le temps» de répondre au téléphone. «Je suis sur la route et je serai bientôt hors du réseau téléphonique.» Près de Kidal ? Pressés par l'élection présidentielle (annoncée le 7 juillet et, pour le moment, repoussée au 28 juillet) et l'opinion publique, le gouvernement et l'armée laissent entendre depuis plusieurs jours qu'une offensive sur la ville de l'Adrar des Ifoghas est imminente. Or, il semble que la caravane des fonctionnaires, qu

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