Les assassinats avec des drones sont «efficaces» et «légaux», mais il faut tout de même les limiter. Barack Obama a tenté de réconcilier sa politique antiterroriste avec les principes de l'Etat de droit dans un discours, jeudi, que la Maison Blanche présentait comme crucial, à l'université militaire de Fort McNair, à Washington. «Cette guerre [contre le terrorisme], comme toutes les guerres, doit s'achever», a proclamé le président américain, appelant à tourner enfin la page ouverte par George W. Bush après le 11 Septembre. Mariant joliment les contraires - exécutions extrajudiciaires et respect du droit, secret des opérations et promesse de transparence, impératifs de sécurité et défense des libertés -, le discours a pourtant vite montré ses limites. Les républicains, qui de toute façon pilonnent systématiquement toutes les initiatives d'Obama, y ont dénoncé une «victoire pour les terroristes». Les défenseurs des droits de l'homme, déjà très déçus par son premier mandat, réclament eux «des actes» «plutôt que des mots».
Menace. Comme il l'avait promis juste avant sa réélection (il craignait alors qu'un successeur hérite d'une politique d'assassinats devenus systématiques), Obama a annoncé des règles plus strictes encadrant les frappes de drones (1). Celles-ci ne doivent viser que des «terroristes qui font peser une menace continue et imminente sur les Américains», lorsque leur




