Une bien belle conférence que ce 13e forum de Doha qui s'est terminé la semaine dernière. Discours solennel de l'émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, qui, tout monarque absolument absolu qu'il est, a vanté l'avènement des peuples arabes à travers leurs printemps. Allocutions ensuite de Gordon Brown, l'ex-Premier ministre britannique - qui a abreuvé l'assistance de citations de Kennedy -, de François Fillon qui s'alarma de la «phase chaotique» que traversent certains pays arabes, en particulier la Tunisie, contredisant l'orateur précédent, le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, qui osa prétendre que tout allait plutôt bien.
il y eut des conférences en veux-tu en voilà sur tous les sujets mais pas de public, seulement les délégations invitées. D'où la question que se posaient certains intervenants : mais à quoi peut bien servir tout ce joli tralala, d'autant que la générosité proverbiale de l'émirat dans ses invitations ne fut jamais prise en défaut ? «Le Qatar ne fait jamais rien pour rien. Il faut donc se demander quel but visait ce forum», explique un diplomate qui n'avait pas la réponse. Une hypothèse : ses dirigeants voulaient montrer un autre visage de l'émirat à l'heure où ceux-ci s'inquiètent de la détérioration de son image dans les pays occidentaux. A Doha, on parle même de «Qatar bashing».
Etait-ce parce que celui-ci est fort prisé dans l'Hexagone que la délégation française était la plus nombreuse - quelque 70 personnes




