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L’UE lève l’embargo sur les armes aux rebelles

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Syrie . La décision européennne suscite la désapprobation des principaux acteurs du conflit.

Publié le 28/05/2013 à 21h36

La décision prise par l'Union européenne, dans la nuit de lundi à mardi, de lever l'embargo sur les armes à destination de l'opposition syrienne a mécontenté à peu près tout le monde : Moscou, les rebelles, la plupart des pays européens… Même si Paris a tenu à préciser que la décision n'est pas «belliqueuse» et «vient à l'appui de la solution politique»,cette levée d'embargo a fait bondir la Russie, dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, a estimé qu'elle «porte un préjudice direct à la possibilité d'organiser une conférence internationale [Genève-2, ndlr]» sur le règlement du conflit et jette «de l'huile sur le feu».

La réaction de Moscou a aussi été militaire, avec l'annonce de la livraison de systèmes de défense antiaériens sophistiqués de type S-300 à Damas, capables d'intercepter en vol des avions ou des missiles téléguidés. Avec cet avertissement : «Des mesures de cette sorte dissuadent en grande partie certains esprits échauffés d'envisager des scénarios dans lesquels le conflit prendrait un tour international avec la participation de forces étrangères.»

Israël, qui a déjà frappé la Syrie trois fois, a mal pris la déclaration russe : «Les livraisons n'ont pas eu lieu, et j'espère qu'elles n'auront pas lieu. Mais si, par malheur, [les S-300] arrivent en Syrie, nous saurons quoi faire», a lancé le ministre israélien de la Défense, Moshé Yaalon. Les pays occidentaux aussi sont visés : u

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