Tout paraît indiquer que la Chine pratique l'espionnage informatique international à grande échelle. Après les dissidents chinois et les militants tibétains, Google, des organes de presse américains, des entreprises aux Etats-Unis et en Europe, puis, dernièrement, les fabricants d'armes américains (lire ci-contre), c'est l'Australie qui semble avoir été prise pour cible. La télévision publique ABC a affirmé mardi que les plans du nouveau siège des services secrets australiens, en construction à Canberra, ont été subtilisés par des hackers chinois. Ce vol n'est pas le premier. En 2011, les ordinateurs du Premier ministre et des ministres des Affaires étrangères et de la Défense avaient, selon la presse, été piratés par la Chine. Canberra n'avait alors pas confirmé, tout comme cette fois-ci. «Nous ne voulons pas partager avec des agresseurs potentiels ce que nous savons à propos de leurs actions», a expliqué hier le ministre australien des Affaires étrangères.
Unité 61 398. En février, quatre médias américains - New York Times, Wall Street Journal, Washington Post et Bloomberg - ont affirmé avoir été espionnés par des pirates basés en Chine. Les intrus, soupçonnés d'être liés aux services secrets du régime communiste, ont tenté, dans le cas du New York Times, de démasquer les sources chinoises de l'un des correspondants du quotidien en Chine.
Cet espionnage informatique de type policier ne serait




