Au moins trois lots de lettres empoisonnées à la ricine, adressées notamment au président Obama, ont été découverts ces dernières semaines par la police américaine. «Vous devrez me tuer, moi et ma famille, avant de prendre mes fusils. […] Ce qu'il y a dans cette lettre n'est rien au regard de ce que je vous prépare», menaçait l'un de ces courriers envoyé à Barack Obama et à Michael Bloomberg, édile de New York et fondateur du groupe des Maires contre les armes illégales.
Poison mortel, extrait des graines de ricin, un arbrisseau d’origine tropicale, la ricine vient ainsi donner une nouvelle dimension au débat américain sur le contrôle des armes à feu, actuellement enlisé au Congrès. En avril, le Sénat a rejeté un compromis pourtant modeste et «bipartisan», qui aurait généralisé la vérification des antécédents des acheteurs d’armes.
Les trois dernières lettres à la ricine, expliquant que le «droit constitutionnel de porter des armes est donné par Dieu», avaient été postées à Shreveport, en Louisiane. Vendredi, la police était sur la piste d'un homme résidant à 150 kilomètres de là, à New Boston, au Texas. Son épouse aurait alerté les autorités après avoir découvert une substance étrange dans son réfrigérateur et constaté que son mari avait fait des recherches sur son ordinateur au sujet de la ricine.
Les précédents lots de lettres empoisonnées semblent provenir d'autres expéditeurs et présenteraient d'autres griefs. A Spokane, dans l'Etat de Washington, la poli




