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Taksim : Erdogan fait le choix de la consultation

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Turquie . Le Premier ministre a proposé hier un référendum à Istanbul, où son parti est majoritaire.

ParMarc Semo
Envoyé spécial à Istanbul
Publié le 12/06/2013 à 21h36

C'est une négociation qui n'en est pas vraiment une. D'un côté, un Premier ministre islamo-conservateur, Recep Tayyip Erdogan, bien décidé à réaffirmer une autorité battue en brèche depuis treize jours par les manifestants de la place Taksim et, de l'autre, une douzaine de figures de la société civile, ONG, universitaires, écologistes, urbanistes, qui ne revendiquent pas de parler au nom du mouvement. «Ils ne prétendent pas représenter qui que ce soit, mais ils ont une autorité morale, notamment dans la bataille pour la préservation du parc Gezi, que certains animent depuis le début», explique l'universitaire Cengiz Aktar, qui fait partie de la «plateforme Taksim» regroupant 116 organisations.

Symbole. Certaines invitées, comme Greenpeace, ont décliné l'appel, estimant que «la violence du pouvoir devait cesser» d'abord. Après avoir montré sa force, le leader de l'AKP pouvait-il faire quelques concessions ? Il propose un référendum à Istanbul sur l'avenir de la place, alors que son parti est majoritaire dans la ville. Une initiative inacceptable pour les contestataires qui campent dans le parc Gezi.

Malgré la reprise de la place Taksim par la police, mardi à l’aube, suivie de plus de vingt heures de très violents affrontements autour de ce lieu symbole du défi à l’autoritarisme du Premier ministre, les tentes et les baraques sont toujours là. Même si, par deux fois dans la nuit de mardi à mercredi, la police a tenté des in

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