Sous les huées des eurodéputés, le commissaire européen Olli Rehn a vécu un moment désagréable, hier à Strasbourg. «Est-il vrai que la Commission européenne a chargé son représentant dans la troïka de demander la fermeture de la télévision et de la radio publiques en Grèce ? Si cela est vrai, c'est un scandale dont nous devrons discuter dans ce Parlement», venait de tonner le chef de file des Verts, Daniel Cohn-Bendit. Assez mal à l'aise, le Finlandais en charge des Affaires économiques a tenu à «rétablir les faits» : non, «ce n'est pas une décision de la Commission» et «la Grèce, comme tous les pays européens, a besoin de médias pluriels, libres et de qualité». Bruxelles a appris la nouvelle «en même temps que tout le monde», jure le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly. Sans doute vrai, mais le message n'est pas facile à faire passer quand le Premier ministre grec, Antonis Samaras, choisit de faire ce coup d'éclat le lendemain même de l'arrivée à Athènes d'une mission d'inspection de la troïka… Comme tous les trois mois, cet attelage composé du Fonds monétaire international, de la Commission et de la Banque centrale européenne vient examiner comment la Grèce se conforme, ou non, aux engagements qu'elle a pris en échange d'un second prêt international de 130 milliards d'euros consenti fin 2011.
Douleur. A la une du journal Eleftherotypia s'étalait hier ainsi l'annonc




