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Décryptage

Les dossiers sensibles, chasse gardée du Guide

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Le Président aura peu de marge de manœuvre pour traiter des sujets internationaux.

Le réacteur nucléaire de Bushehr, dans le sud-ouest de l'Iran. Image satellite du janvier 2002 (Photo Reuters)
Publié le 16/06/2013 à 22h53

Dès le mois d’août, lorsque sa présidence deviendra effective, Hassan Rohani sera confronté à une série de dossiers urgents qui engagent l’avenir de l’Iran.

Le nucléaire et les sanctions

Les deux questions sont directement liées puisque l'embargo pétrolier comme les sanctions économiques ont été imposés, notamment par les Etats-Unis et les Européens, à cause du refus de Téhéran d'abandonner son programme nucléaire, soupçonné d'être à fins militaires. La relance des discussions avec le groupe de contact «5 + 1» ( les membres permanents du Conseil de sécurité plus l'Allemagne) sera donc l'une des priorités du nouveau président. Négociateur dans ce dossier, il avait été l'un des maîtres d'œuvre du moratoire du programme d'enrichissement entre 2003 et 2005. La victoire de Mahmoud Ahmadinejad, qui avait relancé l'installation des centrifugeuses, l'avait contraint à abandonner son poste. Le nouveau président iranien bénéficie donc vis-à-vis de ses interlocuteurs occidentaux d'un préjugé favorable, même si sa marge de manœuvre reste étroite. «Il ne peut changer le cœur de la stratégie militaire de l'Iran, qui est déterminée par le Guide suprême, mais il peut changer le ton et l'équipe», explique à l'AFP Ali Vaez, analyste de l'International Crisis Group. Mais ses relations avec le Guide sont très bonnes et il siégeait jusqu'à son élection au Conseil suprême de sécurité stratégique, poste où il avait été nommé par l'ex-président réformiste Mohammad Khatami. Le nouveau président pourrait surtout être l'ho

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