De «l'enculage» triomphant des autres formations à la «merde» interne au parti : en l'espace de quatre mois à peine, l'atmosphère a radicalement changé au sein du Mouvement Cinq Etoiles (M5S) de Beppe Grillo. A tel point que l'ancien humoriste multiplie les anathèmes, agite le spectre de l'expulsion à l'égard des dissidents et profère des menaces vis-à-vis de ses contempteurs. Dans un crescendo de commentaires bileux, le tribun a ainsi récemment mis en garde les journalistes de la télé publique - «ils devront rendre des comptes de leurs attaques télécommandées [contre le M5S] » - ou encore estimé que le Parlement, où sa formation politique a fait entrer plus de 160 élus, était un «tombeau vide et malodorant».
Devenu premier parti d'Italie aux législatives de février, où il a recueilli plus de 25% des suffrages, le M5S a vu son score divisé par deux à l'occasion des élections municipales partielles. A l'issue du vote, Grillo s'en était durement pris au très respecté juriste Stefano Rodotà. Celui-ci avait pourtant été choisi quelques semaines plus tôt, sur Internet, pour être le candidat du M5S à la présidence de République. «C'est un octogénaire miraculé par le Web que l'on a dégivré de son mausolée», a finalement décrété Grillo. Motif de ce retournement ? Rodotà avait osé déclarer qu'en politique, «la Toile ne suffisait pas». Il avait également critiqué l'inexpérience des représentants du M5S et l'opposit




