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Récit

«Rubygate» : sept ans de prison pour Silvio Berlusconi

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L’ex-président du Conseil est accusé de prostitution de mineure et d’abus de pouvoir. Condamné en première instance, il risque l’inéligibilité à vie.

Silvio Berlusconi au Sénat à Rome le 16 mars 2013. (Photo Remo Casilli. Reuters)
ParEric Jozsef
Correspondant à Rome
Publié le 24/06/2013 à 22h06

Bunga Bunga boum. Au terme de deux ans de procès, le tribunal de Milan a condamné hier sans la moindre circonstance atténuante l'ancien président du Conseil Silvio Berlusconi à sept ans de réclusion et l'interdiction à vie d'exercer la moindre fonction publique pour prostitution de mineure et abus de pouvoir dans le cadre de l'affaire Ruby. Dans son réquisitoire très sévère au cours duquel elle avait stigmatisé les «orgies» du Cavaliere, la procureure Ilda Boccassini s'était limitée à réclamer six ans de réclusion.

La cour (composée de trois femmes) a été encore plus stricte envers l’homme d’affaires âgé de 76 ans reprenant à son compte la thèse des magistrats selon lesquels le milliardaire avait mis sur pied un véritable réseau de prostitution pour ses soirées dans la villa d’Arcore. Sur la base d’écoutes téléphoniques, l’accusation avait assuré que plus d’une quarantaine de jeunes femmes, dont la mineure marocaine Karima el-Marhoug, surnommée «Ruby, la petite voleuse de cœurs», étaient à sa disposition, chaque favorite recevant entre 2 000 et 5 000 euros pour chaque nuit festive.

«Harem». La brune explosive Nicole Minetti, hygiéniste dentaire devenue, après sa rencontre avec Silvio Berlusconi, conseillère régionale (PDL) de Lombardie s'occupait, semble-t-il, de gérer au quotidien les besoins du «harem». «Amore, je n'ai plus d'essence pour aller faire les courses. [Silvio Berlusconi] ne peut pas disparaître comme cela»,

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