Leurs excuses ont-elles permis aux Femen de bénéficier de la clémence du juge ? Hier soir en appel, les militantes n'ont écopé que d'une peine de quatre mois et un jour avec sursis et devaient être libérées dans la foulée, alors qu'elles encouraient jusqu'à un an de prison ferme. En première instance elles avaient été condamnées à quatre mois de prison ferme pour «outrage public à la pudeur» et «atteinte à la morale publique».
Détenues depuis un mois, l’Allemande Josephine Markmann et les Françaises Pauline Hillier et Marguerite Stern étaient venues manifester seins nus devant le palais de justice de Tunis, le 29 mai, en soutien à Amina Sboui, à la veille de son procès. La jeune Tunisienne, qui avait suscité la polémique en postant des photos d’elle topless, a été arrêtée le 19 mai à Kairouan, après avoir tagué «Femen» sur le muret d’un cimetière, le jour où les jihadistes d’Ansar al-charia devaient y tenir congrès.
«Droit de grâce». Le verdict en première instance a suscité de nombreuses critiques, notamment de Paris, Berlin et l'Union européenne, qui se sont étonnées de cette sévérité, tandis que les ONG dénonçaient la multiplication des atteintes à la liberté d'expression. En visite à Bruxelles mardi, le Premier ministre, Ali Larayedh, a lui-même exprimé son souhait de voir les jeunes femmes libérées. «Le président de la République dispose du droit de grâce», a-t-il précisé au quotidien belge le Soir, ajoutant




