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Après la Croatie, une UE à 36 ?

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Zagreb a rejoint l'Union européenne ce dimanche. Un signe d'espoir pour le reste des pays des Balkans qui aimeraient à leur tour rejoindre le club.

Les drapeaux européen et croate, à Vukovar. (Photo Andrej Isakovic. AFP)
Publié le 30/06/2013 à 9h37, mis à jour le 01/07/2013 à 11h28

Dimanche à minuit, la frontière extérieure de l’Union européenne, qui passe actuellement entre la Slovénie, membre de l’UE depuis 2004, et la Croatie, nouvelle entrante dans le club européen, se déplacera d’un cran vers l’est. Symboliquement, les panneaux «douanes» seront enlevés d’un poste-frontière de la Slovénie et une enseigne «UE» sera installée à la frontière avec la Serbie, une autre ex-république yougoslave, elle seulement candidate à l’adhésion à l’UE. Pour le reste de ce qu’on nomme les Balkans occidentaux - Serbie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine, Kosovo, tous anciens membres de l’ex-Yougoslavie morte dans les guerres des années 90, et Albanie, soit 18,5 millions de personnes (à savoir moins qu’un pays comme la Roumanie, admis dans l’UE en 2007) - l’adhésion de la Croatie n’est pas le signe d’une nouvelle fracture dans la région. Mais au contraire un signe d’espoir pour cette enclave entourée de pays de l’UE et qui se rétrécit, celui de la poursuite des élargissements. Une option sans alternative, en raison de sa situation géographique.

«Je crois que cette frontière n'a pas vocation à devenir une frontière extérieure durable de l'Union», dit Visnja Samardzija, spécialiste des élargissements à l'Institut des relations internationales à Zagreb. Cette chercheuse et ancienne diplomate souligne qu'à son avis la Croatie ne mettra pas de bâtons dans les roues des nouveaux aspirants à l'adhésion, et en premier lieu à son ancienne ennemie la Serbie, comme

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