Pour Edward Snowden, l’homme par qui le scandale est arrivé, il semble que Moscou, où il serait coincé à l’aéroport depuis le 23 juin, sera plus qu’une étape provisoire. Car, selon les services consulaires russes, il a demandé dimanche l’asile politique dans ce pays.
La suite de son parcours semble floue et les dernières nouvelles ne sont pas de nature à le rassurer. Vladimir Poutine, le président russe, et Barack Obama, son homologue américain, ont décidé de confier aux chefs du FBI, Robert Mueller, et du FSB (les services russes, héritiers du KGB, dans lesquels Poutine a commencé sa carrière), Alexandre Bortnikov, la tâche délicate de «trouver une solution» à son cas. «Leur tâche n'est pas simple, car cette solution doit être trouvée dans le cadre des normes du droit international», a expliqué sur la chaîne de télévision Rossia 24 le chef du Conseil de sécurité russe, Nikolaï Patrouchev, lui-même ancien directeur du FSB. «Aujourd'hui, il n'est pas possible de dire qu'il y en a une», a ajouté Patrouchev.
Passeport annulé. L'ex-informaticien du renseignement américain, que Washington veut voir jugé pour trahison, a pourtant des soucis à se faire. Il n'existe certes pas de traité d'extradition entre la Russie et les Etats-Unis, mais c'est Moscou qui a refusé de le laisser partir vers Cuba, alors qu'il avait une place sur un vol, sous prétexte que les autorités américaines venaient de lui annuler son passeport.
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